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Jérémy Duffau, une "voix" d'exception dans le monde de l'Opéra

2/03/2016

A seulement 30 ans, Jérémy Duffau s'illustre dans le monde de l'Opéra.
A seulement 30 ans, Jérémy Duffau s'illustre dans le monde de l'Opéra.

 

"La partition est une chose, le chant en est une autre. Ce qu'il faut, c'est avoir la musique en tête et la chanter avec le corps".

Des paroles, prononcées par Luciano Pavarotti, qui retrouvent tout leur sens au vu du brillant parcours de Jérémy Duffau, personnalité du mois et jeune ténor lyrique.

 

Natif de Saint-Germain-en Laye (Yvelines), Jérémy Duffau grandit entre Pau (d'où est originaire son père, Philippe Duffau) et la région parisienne.

Quand on lui demande ce que représente la capitale béarnaise à ses yeux, c'est en soulignant la douceur de vivre paloise que le jeune ténor évoque "le souvenir de ses innombrables vacances passées au cœur de sa famille paternelle".

"Aujourd'hui encore, j'y reviens dès que je le peux", confie Jérémy Duffau, par ailleurs fervent supporter de la Section Paloise et de l'Elan Béarnais.

 

Mais si le jeune artiste lyrique se plaît à considérer la cité royale comme "sa ville de cœur", ce n'est pourtant pas à l'ombre des murs du château d'Henri IV que Jérémy Duffau entame son remarquable parcours.

Très tôt attiré par le monde artistique, Jérémy Duffau intègre, à l'âge de 8 ans, l'école de musique d'Achères (Yvelines) en y étudiant le saxophone durant 6 ans.

"Mes parents écoutaient beaucoup de Jazz, c'est ce qui m'a motivé à choisir le saxophone plutôt que le traditionnel piano", souligne l'artiste.

Des débuts musicaux qui, malgré une intégration immédiate dans la chorale de l'école achéroise, ne détourna pas Jérémy Duffau de son principal objectif : celui de devenir comédien.

Un objectif qui, pour le demi-frère de l'actrice Ingrid Chauvin, se concrétise en intégrant le prestigieux Cours Florent "à 18 ans et après avoir obtenu mon baccalauréat".

"Auparavant, je fréquentais la section théâtre du lycée Camille Pissarro (Pontoise), ainsi que plusieurs troupes dès mes 16 ans", explique Jérémy Duffau.

Dès lors, c'est dans la classe de Laurent Austry, responsable de l'enseignement spécialisé de Chant, que le jeune ténor découvre l'étendue de son potentiel vocal.

"A l'époque, je n'avais pour toute référence lyrique que le disque de Luciano Pavarotti, alors quand Laurent Austry m'a appris, à l'issue d'une répétition, que je possédais une tessiture vocale de ténor, ce fut un véritable déclic", se souvient Jérémy Duffau.

 

Une vocation naissante qui, durant les 3 années passées au Cours Florent, assura au jeune artiste des rôles de solistes au sein des diverses créations artistiques de l'école.

Du répertoire de Luis Mariano à Offenbach en passant par le rôle de Marius dans Les Misérables et celui de Tony dans West Side Story, Jérémy Duffau se passionne peu à peu pour l'Opéra au point de poursuivre sa formation au sein du Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) à l'âge de 21 ans.

"C'est à cette époque que j'ai décidé de me lancer à corps perdu dans la musique et à prendre mes premiers véritables cours de chant", explique Jérémy Duffau.

Admis sur "une soixantaine de candidats", c'est sous la houlette d'Yves Sotin, professeur de chant, que le jeune ténor perfectionnera sa technique vocale.

Une formation de 3 ans qui s'acheva en 2010 avec l'obtention d'un prix de chant et de musique de chambre avant de faire ses débuts dans "plusieurs oratorios de Mozart et deux Opéras : La Cenerentola (Gioachino Rossini) et Les Mousquetaires au couvent (Louis Varney)".

 

L'année 2012 marqua un tournant dans la jeune carrière de Jérémy Duffau puisqu'elle lui permis d'intégrer une "première production artistique professionnelle" aux côtés de l'Atelier lyrique de Tourcoing dans La Petite Messe solennelle (Gioachino Rossini) mise en scène par le chef d'orchestre avignonnais, Jean-Claude Malgoire.

Un premier succès qui engendra de nombreux rôles parmi lesquels : Ernesto dans Don Pasquale à l'Opéra d'Helsinki, le Premier Commissaire dans Les Dialogues des Carmélites au Théâtre des Champs-Elysées (sorti en DVD chez Erato Warner Classics, 2013), Tchekalinski dans La Dame de Pique à l'Opéra national du Rhin ainsi qu'une place de finaliste au concours international de Belcanto Vincenzo Bellini 2014.

 

Nommé, le 24 février dernier, dans la catégorie Révélation artiste lyrique, c'est sur la scène toulousaine des 23ème Victoires de la musique classique que le jeune ténor a pu recevoir, à défaut du trophée tant convoité, la reconnaissance de ses pairs sous les yeux d'un public conquis par l'étendue de son talent.

Une juste récompense pour le jeune ténor qui, "s'il ne s'attendait pas à être sélectionné", bénéficie aujourd'hui "d'un coup de projecteur" sur sa carrière et de "plusieurs propositions de contrat".  

Et lorsque la curiosité nous pousse à lui demander quels sont les projets qu'il aimerait concrétiser, c'est avec l'envie d'incarner "des grands rôles d'amoureux romantiques spécifiques aux ténors" que Jérémy Duffau confie vouloir interpréter les emblématiques personnages de Rodolfo (La Bohème, Giacomo Puccini) et de Roméo (Roméo et Juliette, Charles Gounod).

"J'espère également avoir la chance de me produire un jour sur la scène de l'Opéra Metropolitan de New-York", ajoute le jeune artiste lyrique.

Un "rêve" auquel s'ajoute la volonté d'enregistrer un album et de figurer dans un projet cinématographique "si l'occasion se présente".

"Durant les années passées au Cours Florent, je faisais beaucoup de figuration dans des téléfilms : Femmes de loi sur TF1 (au côté d'Ingrid Chauvin) et dans des séries : Le Train sur Canal +", explique Jérémy Duffau.

 

Actuellement en pleine répétition à l'Opéra national de Bordeaux pour le rôle de Mitrane dans Sémiramide (Gioachino Rossini), le jeune ténor poursuit son ascension professionnelle au cours d'une saison culturelle 2015-2016 déjà bien remplie.

"Sémiramide est une production du Grand Auditorium de Bordeaux qui aura lieu les 9 et 12 mars prochain", révèle Jérémy Duffau.

Par ailleurs, c'est dans les rôles de Coelio (Les Caprices de Marianne, Henri Sauguet) et d'Abdallo dans Nabucco (Giuseppe Verdi) que l'on retrouvera Jérémy Duffau à Saint-Etienne, de mai à juin 2016.

"Je serais également présent à l'Opéra national de Nice pour interpréter le Chanteur de Mexico, en septembre prochain", ajoute Jérémy Duffau.

Des représentations que l'on a hâte de découvrir au niveau national en attendant un futur passage sur l'une de nos scènes paloises.

"Ce serait pour moi une grande satisfaction que de pouvoir me produire à Pau", souligne Jérémy Duffau qui n'en oublie pas de "remercier ceux l'ayant découvert, soutenu et suivi".

 

Rendez-vous pris, nul doute que le public palois saura encourager comme il se doit Jérémy Duffau qui, en plus de fêter son 30ème anniversaire ce mois-ci, n'en est qu'au début d'une carrière aussi belle que prometteuse.

 

Marion Spataro

 

Interview réalisée par téléphone le 01/03/2016 à 14h00.

(Merci à la société BLG Artist Management pour la mise en relation)

 


Une sportive qui triomphe des épreuves  

3/02/2016

Marie Thérèse Bidilié, fondatrice de l'association Sport Femme Santé Handicap. Crédit photo : M.S
Marie Thérèse Bidilié, fondatrice de l'association Sport Femme Santé Handicap. Crédit photo : M.S

 

"A cœur vaillant, rien d'impossible".

Une expression qui illustre parfaitement le parcours humain et sportif de Marie Thérèse Bidilié, personnalité du mois et fondatrice de l'association Sport Femme Santé Handicap (S.F.S.H).

 

Née à Lourdes en 1971, Marie Thérèse Bidilié passe son enfance à Aurensan, dans l'aire urbaine de Tarbes. Passionnée d'équitation, cette sportive dans l'âme, enchaîne les compétitions jusqu'à obtenir le titre de Vice-Championne régionale catégorie endurance en 1997, avant de se tourner vers la pratique de la moto, son autre passion, dès ses 18 ans.

Dynamique et toujours prompte à relever des défis, cette "maman de 3 garçons" se lance bien vite sur les routes du très réputé Chemin de Compostelle qu'elle termine en 2007. Et quand on lui demande ce qui, à l'époque, l'a conduite à entreprendre un tel périple, c'est avec un sourire amusé que Marie Thérèse Bidilié confie "avoir eu l'idée après avoir lu Le Pèlerin de Compostelle du romancier Paulo Coelho".

 

Une vie bien remplie qui bascule soudainement, en 2012, lors d'une sortie escalade.

Hospitalisée à Tarbes, Marie Thérèse Bidilié perd finalement l'usage de ses jambes après une année entière de soins et une dizaine d'opérations. Admise au centre de rééducation tarbais durant un an, la sportive se forge peu à peu un nouvel objectif.

"J'avais besoin d'un défi, de me prouver que j'existais encore... c'est la raison pour laquelle je me suis remise au sport", explique Marie Thérèse Bidilié.

 

D'abord attirée par l'athlétisme, Marie Thérèse Bidilié se heurte vite à de nouvelles problématiques dont l'épineuse question du manque de structures adaptées au handisport.

Une difficulté majeure qui contraint la sportive à intégrer le Badminton Athletic Tarbais (B.A.T) en septembre 2014 et à pratiquer la discipline en fauteuil.

"Peu à peu, j'ai commencé à rencontrer du monde, notamment David Toupé, Champion du Monde 2013 et Champion d'Europe 2014 en para-badminton", se souvient Marie Thérèse Bidilié.

Une rencontre décisive qui, entre autres, incitera la sportive bigourdane à participer à son premier Championnat de France en décembre 2014 durant lequel elle remporte le bronze en simple dame et l'argent en double mixte avec son coéquipier, Laurent Beillard.

Cordialement invitée à rejoindre le collectif France au travers de stages nationaux, Marie Thérèse Bidilié se représente aux Championnats de France 2015 et voit ses efforts récompensés par un double titre de Championne de France en mixte et de Vice-Championne en double dames.

"Parallèlement à cette discipline, je pratique la pelote basque et le hockey-luge avec, là encore, un titre à Paris lors de la Coupe de France de Rollers Hockey", énumère Marie Thérèse Bidilié.

Un classement qui motivera cette remarquable "compétitrice" à prendre provisoirement la succession d'Eric Lahitette à la présidence du club de Rollers Hockey tarbo-palois en juin 2015.

 

Loin d'avoir renoncé à l'idée de pratiquer l'athlétisme, Marie Thérèse Bidilié poursuit son investissement humain et sportif jusqu'à rencontrer Jean-Paul Cournet, responsable du Comité Départemental Handisport des Hautes-Pyrénées, avec qui elle ouvrira, en novembre 2015, une section athlétisme handisport en partenariat avec le Stadoceste Tarbais Athlétisme.

"2 mois seulement après notre rencontre, j'essayais un fauteuil conçu spécialement pour l'athlétisme handisport et participais à mes premiers semi-marathon : d'abord le Lourdes-Tarbes puis le marathon de La Rochelle où je suis arrivée première féminine", explique Marie Thérèse Bidilié.

Un challenge relevé pour la compétitrice qui se consacre maintenant au développement de sa toute jeune association Sport Femme Santé Handicap (S.F.S.H), créée en décembre 2015.

"Plus que de valoriser la place des femmes dans le milieu sportif, mon objectif est de soutenir celles qui veulent faire du sport tout en leur montrant que l'âge, les problèmes de santé ou encore le handicap ne sont pas des obstacles insurmontables", souligne Marie Thérèse Bidilié.

Et quand on s'avance à lui demander ses projets, c'est avec une volonté propre au mental des plus grands champions que Marie Thérèse Bidilié souhaite "transmettre" son exemple en "poursuivant son parcours sportif".

"Actuellement, je me prépare pour le Challenge National sur route (semi-marathon) qui commence dès le 13 mars prochain à St-Médard. S'ensuivra une série de stages nationaux avec le collectif France para-badminton en avril puis, une préparation particulière pour le marathon de Paris auquel je souhaite participer en 2017. En fonction de mes résultats, j'envisagerais également une participation au marathon de New-York en 2018", explique Marie Thérèse Bidilié.

 

Des projets que l'on souhaite voir couronnés de succès pour cette sportive bigourdane méritante qui, plus qu'un parcours sportif remarquable, nous transmet une formidable leçon de vie et d'espoir avec toute la générosité qui la caractérise.

 

Marion Spataro

 

Association Sport Femme Santé Handicap (S.F.S.H) :

Informations sur :

sfsh@orange.fr

 


Rémi Lartigue, le nouveau visage de la danse classique

04/01/2016

Rémi Lartigue, fondateur et directeur de la compagnie de danse Les Ballets de France à seulement 22 ans. Crédit photo : M.S
Rémi Lartigue, fondateur et directeur de la compagnie de danse Les Ballets de France à seulement 22 ans. Crédit photo : M.S

 

"Les grands danseurs ne sont pas grands à cause de leur technique, ils sont grands à cause de leur passion", confiait la danseuse américaine Martha Graham. Mais lorsque la technique se nourrit de la passion d'un danseur pour atteindre l'excellence, l'on pourrait obtenir la définition du remarquable parcours de Rémi Lartigue, personnalité du mois et directeur artistique de la compagnie Les Ballets de France.

 

Né à Tarbes en janvier 1993, Rémi Lartigue passe son enfance dans la capitale bigourdane jusqu'à l'âge de 6 ans avant de suivre sa famille à Bagnères de Bigorre.

Mais si rien ne prédestinait alors le jeune bigourdan à embrasser une carrière de danseur professionnel, le talent précoce de Rémi Lartigue conduira ce dernier à intégrer la classe de 6ème dès ses 9 ans avant de poursuivre ses études au lycée d'Orthez.

Un talent que le jeune homme commence à mettre en pratique, en parallèle de sa scolarité, en fréquentant plusieurs écoles de danse dont l'école de danse tarbaise d'Edith Armesto et Hervé Rumeau (remplacée par l'école Temps Danse 65), l'espace Maintenon de Bagnères de Bigorre ou encore L'Atelier des Capucins d'Orthez.

"Le vrai déclic pour la danse classique est apparu lorsque j'ai commencé à regarder des photos de danseurs et danseuses classiques. Leur élégance m'a alors poussé à prendre un cours de classique et, depuis, je n'ai plus arrêté de danser", confie Rémi Lartigue.

Une passion qui débute tardivement à l'âge de 14 ans pour le jeune danseur qui révèle avoir "travaillé avec acharnement" sous la houlette de Jean-Pierre Laporte, danseur étoile au ballet de Wallonie, pour rattraper son retard et surpasser ses camarades.

Trop âgé pour intégrer l'école de danse de l'Opéra de Paris (limite des inscriptions à l'âge de 12 ans), Rémi Lartigue se perfectionne au Conservatoire Régional de la Réunion puis à l'English National Ballet School de Londres avant de s'envoler vers la capitale française en intégrant l'Institut Stanlowa avec l'ambition de "chercher un maître plutôt qu'un titre".

Une motivation qui emmena, un an plus tard, le jeune danseur de 19 ans aux Etats-Unis pour une "année de perfectionnement et d'apprentissage intensive" au sein du Milwaukee Ballet, dernière étape avant un départ pour le Ballet de Floride, dirigé par Vladimir Issaev, et l'obtention d'un statut de danseur professionnel.

Mais s'il existe une date majeure dans la carrière de Rémi Lartigue, c'est bien la date de la création de sa propre compagnie de danse, en octobre 2013.

Sobrement intitulée : Les Ballets de France, c'est fort d'une image jeune et libre de la danse classique que le jeune danseur confie "ne pas avoir donné son nom à la compagnie pour pouvoir tourner dans toute la France".

C'est cette volonté de rester réceptif à de multiples influences et propositions qui a donné naissance, en 2014, à une première tournée à laquelle participait, entre autres, François Mauduit, chorégraphe du Ballet du Palais d'hiver de Saint-Pétersbourg et ayant participé à la première édition de l'émission Prodiges (France 2).

 

Aujourd'hui, c'est avec un nouveau spectacle : Boléro, hommage à Maurice Ravel, que la compagnie de Rémi Lartigue se produit dans toute la France depuis septembre dernier.  

"Nous avons organisé 2 sessions d'auditions en février et mai 2015 pour recruter les danseurs de ce spectacle que nous jouerons quasiment sans interruption jusqu'en juin 2016", explique Rémi Lartigue.

Un spectacle qui laissera prochainement sa place à un "ensemble de pièces explorant les spécificités de chaque danse" intitulé : Movment et à un nouveau spectacle "sur la vie de Wolfgang Amadeus Mozart" : Requiem, dévoilé le 1er avril 2016 et joué au Théâtre des Nouveautés de Tarbes le 8 avril 2016.

Une progression des plus encourageante pour Rémi Lartigue qui envisage un "agrandissement de la compagnie" ainsi que plusieurs "projets de tournées au niveau international", au pays du Soleil Levant ou au cœur de la péninsule ibérique.

 

Dynamique et ouvert aussi bien aux grands ballets du répertoire classique comme aux ballets néo-classique ou plus contemporains, nul doute que Rémi Lartigue parviendra à redynamiser l'art de la danse en inscrivant son nom et son talent sur les plus grandes scènes nationales et internationales.

 

Marion Spataro

 

Compagnie de danse Les Ballets de France :

http://www.balletsdefrance.com/

 


Michaël Gregorio, un artiste inimitable

14/12/2015

Des One Man Show survitaminés dont seul Michaël Grégorio a le secret.
Des One Man Show survitaminés dont seul Michaël Grégorio a le secret.

 

Pour fêter dignement ses 10 ans de scène avec son équipe, Michaël Gregorio revient avec un One Man Show exceptionnel : J'ai 10 ans, qu'il présentera en tournée dans toute la France, notamment à l'AccorHotels Aréna Paris-Bercy le 16 décembre 2016.

Un spectacle-anniversaire que nous présente l'artiste palois, personnalité du mois, en acceptant de revenir sur son  incroyable parcours pour P.L.T NEWS.

 

Né à Mulhouse le 10 juin 1984, Michaël Gregorio passe son enfance à Pau jusqu'à l'âge de 10 ans. Et quand on lui demande en quoi la cité royale est spéciale à ses yeux, la réponse évoque immédiatement la douceur de vivre béarnaise.

"Pau, c'est le souvenir de l'école Marca de Gan, des copains, des grands-parents et de la famille qui y vit toujours...", se souvient l'artiste.

Une enfance qui se poursuit dans la Meuse avec les années collège-lycée et les cours de théâtre où Michaël commence à découvrir sa voix "poussé par ses camarades" et par les chansons de Radiohead ou Nirvana, ses groupes favoris.

 

Révélé en 2001 grâce à l'émission, Graine de Star (sur M6) qu'il remporte à deux reprises, l'éclosion du talent de Michaël Gregorio prend peu à peu le dessus sur les études de droit entamées par l'artiste.

"A l'époque, je voulais être avocat. Si j'ai participé à Graine de Star c'est grâce à un de mes amis qui, en plus de travailler sur l'émission, n'arrivait pas à trouver d'imitateurs âgés de 15/16 ans", explique Michaël Gregorio pour qui "les rencontres contribuent à déterminer le parcours d'une vie".

Un début de carrière que cette graine d'imitateur entame sous la houlette de David Hardit, son manager, en enchaînant les petites scènes et en devenant intermittent du spectacle à seulement 19 ans.

"Jusqu'à ma rencontre avec Laurent Ruquier, en 2005, je travaillais beaucoup dans l'événementiel, que ce soit dans des animations de camping ou dans des salles où les personnes ne viennent pas forcément pour vous voir", confie l'artiste.

Une période qui cède rapidement la place à l'effervescence des premiers duos avec des chanteurs de renom sur la scène des plus grandes salles parisiennes.

Du Bataclan au Théâtre du Châtelet en passant par la salle mythique de l'Olympia, Michaël Gregorio enchaîne les One Man Show et part à la conquête d'un public séduit par l'originalité et la diversité de son répertoire.

Son premier spectacle J'aurais voulu être un chanteur (2006-2009) marque les débuts d'un succès qui permet à l'artiste d'assurer à la fois la première partie de la tournée de Céline Dion (2008) et la création de deux spectacles, Michaël Gregorio pirate les chanteurs (2009-2011) suivi de En ConcertS (2012-2015) pour lequel il remporte le Globe de Cristal du meilleur One Man Show en 2013.

 

Incroyablement dynamique, c'est devant les caméras de Philippe Triboit (Les Fusillés sur France 3), Laurent Herbiet et Jean-Xavier de Lestrade (Malaterra sur France 2) que l'imitateur fait ses débuts en tant qu'acteur, incarnant des rôles et des registres à l'opposé de son univers artistique.

"Ayant commencé avec le théâtre, jouer devant une caméra m'a paru naturel. J'espère avoir d'autres projets du même genre", confie l'artiste que l'on retrouvera notamment au cinéma dans Venise sous la neige d'Elliot Covrigaru, courant 2016.

Une volonté de "voyager dans différents univers" pour Michaël Gregorio qui, en plus de vouloir "posséder le don d'ubiquité pour faire encore plus de choses", aimerait "tourner davantage" et concrétiser un projet théâtral en compagnie de Christian Siméon (dramaturge et lauréat du Molière de l'auteur 2007 pour Le Cabaret des hommes perdus).

 

Le cap des 10 ans bientôt atteint, Michaël Gregorio se consacre aujourd'hui à la préparation d'un spectacle exceptionnel pour célébrer 10 années de scène et de complicité avec un public fidèle à chacune de ses apparitions.

Spectacle-anniversaire oblige, l'artiste nous promet d'ores et déjà une compilation des meilleurs moments de ses 3 premiers spectacles. Et quand on pousse la curiosité jusqu'à lui demander quelles seront les nouveautés de la tournée 2016, c'est avec la volonté de ménager le suspense que Michaël Gregorio révèle "travailler sur les voix de Maître Gims, Vianney ou encore Stromae" ainsi que sur "un numéro spécial autour des années 90 et des boys bands".

Un spectacle dont on attend avec impatience les surprises que nous réserve Michaël Gregorio, attendu au Zénith de Pau le 12 avril 2016.

 

Rendez-vous pris, nul doute que le public palois saura accueillir comme il se doit l'artiste aux 100 000 voix et au cœur résolument béarnais.

 

Marion Spataro

 

Interview réalisée par téléphone le 11/12/2015 à 14h00.

(Merci à la société de production Ruq Spectacles pour la mise en relation)

 


"Aujourd'hui, une femme sur huit est concernée par le cancer du sein"

23/10/2015

Frédéric Mialhe, médecin coordonnateur de DOC 65. Crédit photo: M.S
Frédéric Mialhe, médecin coordonnateur de DOC 65. Crédit photo: M.S


Officiellement désigné comme mois international de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, Octobre nous donne l'occasion de découvrir de plus près le parcours de ceux qui, à l'image du Dr Frédéric Mialhe, personnalité du mois, contribuent à dresser l'étendard rose de la lutte contre la première cause de mortalité par cancer chez la femme.

 

Médecin urgentiste à la polyclinique de l'Ormeau de Tarbes, amené à s'occuper de personnes cancéreuses, c'est en qualité de médecin coordonnateur du groupement d'intérêt public Dépistage Organisé des Cancers des Hautes-Pyrénées (DOC 65) que Frédéric Mialhe poursuit son engagement dans la lutte contre les cancers dont celui du sein. Une fonction qu'il aura accepté de prendre en 2007 en parallèle de son activité professionnelle.

Investi, Frédéric Mialhe tente de transmettre l'importance du dépistage afin de voir le nombre de patientes atteintes d'un cancer du sein "diminuer de manière significative". Une volonté qui s'accompagne d'une prise en charge de chaque dossier à partir d'une invitation au dépistage envoyée à chaque femme dès son 50ème anniversaire.

"Le dépistage a pour objectif de détecter chez des personnes, sans symptômes apparents, des anomalies susceptibles d'être cancéreuses afin d'être en mesure de les traiter rapidement. C'est à cette fin que tous les 2 ans, DOC 65 invite, par courrier, les femmes âgées de 50 à 74 ans à faire pratiquer une mammographie suivie d'un examen clinique des seins", explique Frédéric Mialhe qui précise qu'avec le développement des techniques médicales, notamment grâce au numérique et la double lecture des clichés par un radiologue spécialisé, les chances de découvrir des tumeurs cancéreuses de plus en plus petites augmentent chaque année.

Un immense progrès permettant, entre autres, une prise en charge rapide des patientes qui contribue à diminuer, voire éviter, dans certains cas, les traitements lourds et dégradants tels que la chimiothérapie ou l'ablation mammaire.

"Aujourd'hui, une femme sur huit est concernée par le cancer du sein et neuf d'entre elles vont guérir des suites d'une intervention rapide", souligne Frédéric Mialhe.

 

Centre de coordination chargé de l'organisation du dépistage organisé des cancers en activité depuis 2003, la structure départementale de DOC 65 est souvent mise en avant lors de l'organisation annuelle des opérations relatives à la campagne nationale d'Octobre Rose dans les Hautes-Pyrénées. Un temps fort qui se complète tout au long de l'année par une importante communication prenant tour à tour la forme de conférences, réunions dans les bassins de soins, mobilisation et formation d'acteurs locaux capable de relayer l'information, etc...

Des actions qui, malgré une augmentation de la participation au fil des ans, peine à sensibiliser durablement les femmes sur l'incontestable importance du dépistage.

"On pourrait constater une baisse de la mortalité significative si on dépasse les 70% de participation", annonce Frédéric Mialhe qui affirme que le dépistage est aujourd'hui, une réelle "chance" offerte à toutes les femmes de se prémunir d'un cancer "curable".

Néanmoins, la peur du diagnostic empêche encore trop de femmes d'effectuer un dépistage, notamment dans les milieux défavorisés ou éloignés des villes ou encore chez des personnes qui ne se sentent ni malades ni particulièrement concernées.

Cette dernière catégorie est l'une des cibles principales de la campagne Octobre Rose mais l'intérêt suscité par l'ensemble des opérations reste éphémère et insuffisant. Notons que le dépistage bisannuel doit absolument entrer dans les habitudes au même titre que d'autres actes médicaux (vaccinations, etc...)

"Il est important d'abolir l'état d'esprit du ça n'arrive qu'aux autres. Aussi, une patiente qui anticipe et se prend en main aura assurément, en plus de la guérison, la satisfaction d'avoir contribué à préserver sa vie conjugale, familiale et socio-professionnelle", explique Frédéric Mialhe.

 

Ce combat, DOC 65 le poursuivra dans de nouveaux locaux, rue Brauhauban, à partir du mois prochain et souhaitons que le soulagement d'un diagnostic négatif permette aux femmes de dépasser leurs peurs, trop souvent sources de prises de risques.

 

Marion Spataro

 

Groupement d'intérêt public DOC 65 :

Informations sur :

http://facebook.com-DOC-65/



Le Père André Cabes, nouveau recteur des Sanctuaires de Lourdes

06/10/2015

Le Père André Cabes, 16ème recteur des Sanctuaires de Lourdes. Crédit photo: M.S
Le Père André Cabes, 16ème recteur des Sanctuaires de Lourdes. Crédit photo: M.S


Une page se tourne, une autre reste à écrire, telle est la tâche qui attend le Père André Cabes,  personnalité du mois.

Nommé recteur des Sanctuaires de Lourdes le 15 septembre 2015, le Père André Cabes a succédé officiellement au Père Horacio Brito le 1er octobre dernier, au cours de la messe de 23h à la Grotte de Lourdes.

Une "heureuse surprise" pour le Père Cabes qui revient ainsi sur les lieux de son ordination et de ses débuts en tant que prêtre.

Originaire de Tarbes, le Père André Cabes fut ordonné prêtre le 26 juin 1977 à la Basilique Notre-Dame du Rosaire avant d'intégrer la communauté des Chapelains de Lourdes jusqu'en 1995. Après avoir occupé diverses fonctions au sein des Sanctuaires, notamment au service de l'accueil des isolés puis chargé de la pastorale des jeunes, c'est avec un regard résolument tourné vers la jeunesse qu'il fonda l'Ecole de l'Evangile en octobre 1991. Un pari audacieux permettant d'offrir une année d'orientation à des jeunes adultes afin d'approfondir leur foi à travers des enseignements, une vie de prière et une vie communautaire.

Prêtre post-conciliaire et membre de la fraternité monastique de Jérusalem, le Père André Cabes confie avoir ensuite "passé 17 années à la paroisse d'Ossun" où il créa, en 1995, la Communauté Notre-Dame de l'Aurore regroupant 9 villages situés à proximité de Lourdes, aujourd'hui implantée à la Paroisse de la Cathédrale de Tarbes.

De retour à Lourdes après avoir passé 3 ans à Rome en tant que recteur de l'église de la Trinité-des-Monts, c'est avec la volonté d'inscrire les Sanctuaires dans une évolution contemporaine que le Père André Cabes annonce réfléchir au "développement et à la dynamisation des pèlerinages".

Une volonté partagée par le Pape François en personne qui, à l'annonce de son départ de Rome,  aura "chaleureusement encouragé" le Père Cabes à étendre le message et l'histoire de la petite Bernadette aux "périphéries". 

Un message que le Père André Cabes souhaite aujourd'hui délivrer en "désensablant la source", promesse de changements teintée d'une volonté de rendre les "pèlerinages, plus accessibles" tout en offrant "un lieu où chacun puisse laisser parler son cœur et regarder vers le seigneur avec le même étonnement sincère que la petite bergère devant la Sainte Vierge".

Un retour aux valeurs fondamentales de l'Eglise qui, porté par le dynamisme du Père André Cabes, pourrait bien être la première phrase d'une nouvelle page dans l'histoire des Sanctuaires comme dans le cœur des presque 6 millions de pèlerins affluant à Lourdes chaque année.

 

Marion Spataro

 


"Un jour, j'ai commencé à écrire mes propres histoires"

25/08/2015

De passage à Lourdes, Rodrigo Arramon présente son tout premier roman, Marl le chevrier (ed.Rroyzz). Crédit photo: M.S
De passage à Lourdes, Rodrigo Arramon présente son tout premier roman, Marl le chevrier (ed.Rroyzz). Crédit photo: M.S

 

"Heureux qui comme Rodrigo a fait un beau voyage", telle pourrait être la première ligne du parcours de Rodrigo Arramon, personnalité du mois.

Si Joachim Du Bellay en son temps resta attaché à Angers, c'est la ville de Lourdes que cet écrivain d'origine chilienne a su garder dans son cœur.

Du Chili en passant par l'Afrique et le Venezuela, cet ancien du collège Saint Joseph puis du lycée Peyramale, vit aujourd'hui à Sète (34) où il se partage entre son métier de professeur d'histoire et sa passion pour l'écriture.

"N'ayant pas l'occasion d'acheter beaucoup de livres durant mon enfance en Afrique, j'ai commencé à inventer mes propres histoires et à me passionner pour l'écriture", se souvient Rodrigo Arramon.

Une passion qui ne cesse de croître au fil des années et qui aboutit à la publication d'un premier roman "officiel" paru en février 2015 aux éditions Rroyzz.

"Marl le chevrier, marque le début d'une série de 8 livres réunis sous le nom de Chroniques des Territoires", annonce Rodrigo Arramon.

Inspiré de l'univers de John-Ronald-Reuel Tolkien, le premier tome des Chroniques des Territoires s'inscrit dans un style d'heroïc fantasy qu'affectionne particulièrement ce passionné de l'histoire médiévale. "Le Moyen-Âge fascine, c'est une période propice aux légendes et aux histoires fantastiques", souligne Rodrigo Arramon, ancien guide au château fort de Lourdes.

Un style d'écriture qui, au vu de son succès, ouvrit à Rodrigo Arramon les portes du Festival du Livre jeunesse et B.D La Fouillade en Aveyron, les 25 et 26 juillet 2015. "Un premier salon qui m'a permis de rencontrer l'illustrateur Nikus Tim's qui va travailler sur l'illustration des prochains livres", explique Rodrigo Arramon qui annonce d'ores et déjà la suite des aventures de Marl le chevrier pour avril 2016.

Enthousiaste, Rodrigo Arramon se tourne maintenant vers de nouveaux projets dont la sortie, en décembre 2015, d'un roman graphique intitulé Les aventuriers de l'étrange en partenariat avec l'association normande Chacalprod. "Cette initiative m'a permis d'inclure ma pratique du dessin et de changer de style d'écriture. Actuellement je réfléchis à un nouveau projet dans le genre Steampunk, à destination du jeune public, baptisé Le Manoir Steammaker, basé sur la conquête de l'espace", révèle Rodrigo Arramon.

En attendant la suite des Chroniques des Territoires, chacun peut découvrir ou redécouvrir l'aventure de Marl le chevrier, réédité avec une nouvelle couverture et de nombreux bonus à partir du 26 septembre prochain.

 

Marion Spataro

L'actualité de Rodrigo Arramon :

http://isangeles.com/

L'univers du livre :

http://chroniquesterritoires.blogspot.fr/